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Des Mots qui Touchent

Articles avec #questions de cours tag

Intelligence émotionnelle mode d'emploi

25 Juillet 2015 , Rédigé par DMT Publié dans #Lire - voir, #Questions de cours

Atlantico nous livre un entretien passionnant avec le psychothérapeute Jean-Michel FOURCADE. Le directeur de la Nouvelle Faculté Libre nous apporte son éclairage sur les principes de l'intelligence émotionnelle. Facteur évident de réussite interpersonnelle elle est parfois un élément de manipulation pour qui voudrait tirer parti de sa bonne compréhension des émotions d'autrui. Et d'apprendre au fil de l'interview que le personnel politique fournit parfois de dangereux experts en ce domaine...

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Faire comprendre l'empathie à la télévision : un jeu d'enfant

20 Juillet 2015 , Rédigé par Daniel MURGUI-TOMAS Publié dans #Lire - voir, #Questions de cours

Ce documentaire sur l'empathie signé Valeria Lumbrosolors, est incontournable pour qui se passionne pour l’intelligence émotionnelle. Je me souviens, le thème était à peine évoqué à l'Université Paul Valéry, durant mes cours en licence de psychologie de l'enfant. Ils datent, il est vrai, de plus de vingt-cinq ans. L'empathie est pourtant étroitement associée au développement du bébé. Un nouveau né est par exemple sensible à la détresse des autres nourrissons qu'il entend. Plus tard, entre deux et trois ans, un enfant passé par le stade du miroir arrive même très bien à différencier ses propres émotions de celles de l'un de ses petits copains de crèche. Comme coach en communication relationnelle, la difficulté à exprimer de l'empathie revient régulièrement avec certains de mes clients. La première fois, c'est par la phrase " je ne suis pas payé pour être aimée " qu'une DRH a abordé le sujet. Puis il y a eu cette conversation avec un JRI (Journaliste Reporter d'Images) en reconversion. La couverture de l'actualité avait fini par le " blinder. " Alors que les jeunes journalistes lorsqu'ils sont en reportage pour rendre compte d'une catastrophe naturelle pensent souvent à prêter main forte aux populations sinistrées, lui " faisait son job et tournait pour informer. " Je ne peux donc que me réjouir de la diffusion de "Entre toi et moi, l'empathie." Diffusé le 4 juillet dernier sur France 5, ce programme est à mes yeux l'exemple de ce que le service public fait de meilleur en matière de télévision. À voir ou à revoir au plus vite, via le site de l'émission L'Empire des sciences.

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À l'image de Marine Lo Iacono, le talent n'attend pas le nombre des années

12 Juillet 2015 , Rédigé par Daniel MURGUI-TOMAS Publié dans #Questions de cours, #Trucs et astuces

L'interview accordée par Marine Lo Iacono* à Phosphore.com, témoigne de la grande maturité dont fait preuve à 17 ans la lauréate du Tremplin Prépabac 2015. En plus du rôle que peuvent avoir des enseignants dans l'orientation d'un lycéen, cet entretien témoigne de l'importance de mettre tous les atouts de son côté pour décrocher brillamment un concours. Ce qui passe souvent par le respect d'une méthodologie. Ici l'acronyme POM, à utiliser dans le cadre d'une présentation, est appliqué à la lettre. Le Public qui compose le jury a été bien pris en compte. Notamment en ce qui concerne les projets humanitaires auxquels il est généralement sensible. L'Objectif de la prise de parole fixé, il fut ensuite facile à la gagnante de construire un Message percutant et de lui donner corps. Et là, pour avoir fait partie des jurés réunis par les éditions Hatier, je peux témoigner que le talent n'attend pas le nombre des années. Marine a été entendu 5 sur 5. Une règle à l'oral veut en effet qu'un discours soit perçu selon cinq dimensions. La première concerne la compréhension des propos. La seconde relève de l'approbation ou pas de ce qui est dit. La troisième passe par le filtre de nos valeurs. La quatrième, proche de ce que nous vivons parfois avec un bon livre, nous touche à un niveau inconscient. Il y a dans notre esprit un avant et un après les mots prononcés. Enfin la dernière, peut-être la plus magique, a trait à l'énergie qui se dégage de celui qui s'exprime. Une alchimie entre enthousiasme, compétence, confiance et autorité naturelle qui ferait se lever une foule pour suivre un orateur ou une oratrice. Marine Lo Iacono, lorsqu'elle nous parle mathématiques, est de celles là.

*meilleure bachelière de France 2015

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Règles de prise de parole chez l'homme et le Ouistiti, qui singe qui ?

28 Avril 2015 , Rédigé par IMCE Publié dans #Questions de cours

Un article amusant et touchant. Les conventions sociales, à commencer par le respect de la parole des aînés, ne sont pas le propre de l'homme. L'occasion de rappeler qu'en matière de communication non verbale et de lecture des émotions, nous devons beaucoup à un auteur comme Desmond Morris.

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Le stress du mouton noir à l'oral

11 Avril 2015 , Rédigé par Daniel MURGUI-TOMAS Publié dans #Questions de cours, #Santé

C'est un excellent post que Guy HAURAY vient encore une fois de publier sur son blog. Les habitudes, c'est comme le tabac : ça finit par tuer. Notamment notre capacité à évoluer et à nous réaliser. Lors d'un entraînement à l'oral, l'apport du neuro coaching enseigné par Guy me permet d'accompagner mes clients dans leur objectif de changement. Par exemple, en les reconnectant à leur motivation. Un être aligné, associant sens et plaisir dans chaque action, devient congruent. Ses gestes harmonieux, son ton juste, le font sortir du lot. Ascenseur mental aidant, la personne se retrouve avec un public. Et non plus face à. S'en est terminé pour elle des situations stressantes. Celles où la peur du regard des autres enlève toute audace créative. Au point que certains, convaincus qu'ils vont être jugés durant leur prestation, vont jusqu'à recourir au verre d'alcool ou aux bêta-blocants avant une prise de parole. Le stress que j'appelle celui du mouton noir, est celui de ceux qui ne savent pas que le talent est en eux.

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Prendre la parole en public est-ce faire l'acteur ?

20 Février 2008 , Rédigé par DMT Publié dans #Questions de cours

Vendredi dernier, reprise de cours avec une nouvelle promo du CELSA inscrite en formation continue. L'occasion pour moi  d'interroger les étudiants sur leurs parcours et de répondre à de premières questions sur la prise de parole et sa médiatisation. L'une d'elles, particulièrement pertinente, fit mouche au point qu'elle me conduit à y revenir près d'une semaine plus tard : "faut-il faire l'acteur pour réussir ses prises de parole en public ?" Comment rester cohérent en répondant NON, alors que je propose à mes clients de devenir des communic'acteurs ? Je rappelle qu'il s'agit de leur enseigner quelques trucs de comédiens pour placer sa voix, travailler ses appuis au sol ou prolonger par les gestes son intention. En aucun cas, je ne leur apprend à "jouer " un personnage autre qu'eux-mêmes. D'autant que de part notre personnalité,  nous sommes déjà en représentation. Car, quitte à vous surprendre, ce mot qui vient du grec "persona", se réfère aux masques portés au théâtre dans l'antiquité. Chacun y représentait une personne, non pas un individu réel, mais un rôle bien précis, simplifié à l'extrême : le bon, le félon, le menteur, le bouffon, le serviteur, le maître, etc. Comme le souligne Nathalie CHASSERIAU dans son livre Psychogénéalogie notre personnalité n'est rien d'autre que le masque derrière lequel nous cachons notre véritable identité. Le plus souvent sans en avoir conscience. Alors, s'il faut en plus jouer la comédie pour obtenir l'attention et convaincre... Plus que faire l'acteur, intervenir en public ou dans les médias demande à rester soi-même. C'est votre  capacité à être authentique qui donnera de l'impact à vos propos. Particulièrement en télévision. Et, quitte à dérouter plus d'un lecteur de ce blog, c'est avec un extrait d'interview de Jean-Marie Le PEN, que j'illustrerai mon propos. A René ZAYAN qui l'interrogeait en 2007 sur le charisme en télévision, celui qui a toujours refusé de recourir au média training répond par une définition très juste à mon sens, des qualités que doit posséder tout bon orateur. Jugez plutôt...

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Petite phrase mode d'emploi

18 Janvier 2008 , Rédigé par DMT Publié dans #Questions de cours

Jeudi dernier, une étudiante en 2ième année de Master C3M au CELSA, me demandait qu'elle est la différence entre une petite phrase et une formule. Cette "très bonne question", me conduit à prolonger ici ma réponse donnée en cours. Pour différencier une petite phrase d'une formule, j'avais indiqué que la première est dédiée à une situation donnée. Voir le "Responsable mais pas coupable" de Georgina Dufoix sur 7/7 à propos de l'affaire du sang contaminé.  Ou encore le "La France ne peut accueillir toute la misère du monde..." de Michel Rocard.  Deux cas où la petite phrase est le fruit d'un raccourci effectué par les journalistes, avant de se propager à la vitesse de la lumière dans les médias. En théorie, pourtant, une petite phrase bien pensée en amont ne se déforme pas, se retient facilement et reste attachée à son contexte. En 1986, je me souviens avoir été interrogé par une équipe du Jour du Seigneur  à l'occasion de la Journée Chrétienne de la Communication. J'étais à l'époque salarié du diocèse de Montpellier. Mon contrat en alternance prévoyait une formation sur deux ans, à suivre au CFPJ. Je m'entends encore répondre devant la caméra, "j'ai été embauché comme chrétien, j'en ressortirai comme journaliste". Bien entendu, cette "petite phrase" volontaire fut retenue au montage.  Au lendemain de sa diffusion le Père Christian D, mon patron, me demanda de m'expliquer sur sa signification ! Cela me permis de lui préciser quelle était ma véritable "vocation"... Une formule, à l'inverse, est plus intemporelle.  Moins liée au fond, elle tient du slogan. Ce qui explique son côté passe partout.  Ainsi, un représentant d'Air France qui répondrait lors d'une interview "Nous voulons faire du ciel le plus bel endroit de la terre" ne ferait que décliner une baseline bien connue dans son entreprise. Mais alors, que penser du "Il faut laisser du temps au temps" de François Mitterrand ? Et bien que c'est d'abord une formule que l'on doit à Cervantès ("Dar tiempo al tiempo"). Comme quoi, une bonne petite phrase se reconnaît  à son caractère inédit et inscrit dans une actualité précise. Une bonne formule étant plus intemporelle. A moins qu'il ne s'agisse de travailler plus ses argumentaires, pour qu'ils se retiennent plus...

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Communic'acteur mais pas acteur

18 Septembre 2007 , Rédigé par DMT Publié dans #Questions de cours

Hier soir, Frédéric Taddéi nous proposait un magazine de rentrée jubilatoire. Pour ouvrir la deuxième saison de "Ce soir ou jamais", étaient entre autre présents sur le plateau Régis Debray, Dominique de Villepin,  Michel Winock, François-Bernard Huyghe..., avec pour thème "Qu'est-ce qu'un chef ?"  A ce propos, si chacun était venu parler de sa dernière publication, tous furent conduits à un moment donné de l'émission à évoquer de près ou de loin l'actuel chef de l'Etat. Qu'il s'agisse de réfléchir à l'image que doit véhiculer un président de la République ou de déplorer la peopolisation de la classe politique, le nom de Nicolas Sarkosy finissait toujours par être sur toutes les lèvres.  Reste que le principal intérêt de ce magazine pour le média traineur que je suis était ailleurs. Voir ces deux bêtes de scène que sont Régis Debray et Dominique de Villepin  parler avec passion tout en gardant raison, voilà qui fut source de précieux enseignements. Et leur prestation de me conforter dans l'idée que le concept de communic'acteur  n'est pas un vain mot. Développé lors de mes interventions au CELSA, ce néologisme synthétise toutes les qualités qu'un homme (ou une femme) se doit d'avoir pour captiver le public et faire passer son message : naturel, crédibilité, adresse au téléspectateur, force de conviction. Des atouts, spontanés chez les uns, mais qui peuvent également s'acquérir dans le cadre de séances de médiatraining. Or, l'ex conseiller de François Mitterrand, tout comme le dernier premier ministre de Jacques Chirac, sont depuis longtemps passés maîtres dans l'usage des outils dialectiques. J'en veux pour preuve leurs propos imagés et l'usage éclairé (et éclairant) qu'ils font de l'anecdote. Quoi que... En y regardant de plus près, celle rapportée par Dominique de Villepin à propos de la visite de Marlon Brando à l'Elysée est assez révélatrice. Regretter que l'interprète du Parrain soit au yeux d'un huissier, plus important que tous les leaders politiques reçus jusque là, en dit long sur l'illusion narcissique de ceux qui nous gouvernent. Passer chaque soir au JT ne fait pas d'un élu une star. Un communic'acteur ne sera jamais un acteur. Même s'il "fait son cinéma" à la télévision. Tout juste arrive t'il parfois à se mettre en scène. Don Corleone lui, est un personnage imaginaire. Croiser celui qui l'a incarné à l'écran "pour de vrai" c'est prolonger le rêve et, l'espace d'un instant, confondre la réalité avec la fiction. Soit tout le contraire de la politique.
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Présidentielles 2007 : Sarko - Ségo, une question de voix...

24 Avril 2007 , Rédigé par DMT Publié dans #Questions de cours

Profil modeste, discours rassembleur, ton juste. Salle Gavot, au soir du 1er tour, Nicolas Sarkozy s'est révélé une fois de plus excellent communic'acteur. Habile aussi. Fort de son bon score, l'ancien ministre de l'Intérieur a été le premier à  réagir à une heure où la plupart des français étaient  rivés devant leur poste de télévision. Moins performante et beaucoup plus tardive fut la déclaration de Ségolène Royal. Les traits tirés, la voix terne, les bras sans aucun mouvement ou presque, la candidate PS faisait en comparaison pâle figure. Au delà des analyses politiques qui ne sont pas de ma compétence : siphonage des voix du front national par le candidat UMP et vote utile à gauche, je constate que c'est le plus "beau parleur" de tous les prétendants à l'Elysée qui est arrivé en tête dimanche 22 avril. Tour à tour hâbleur, séducteur, tribun, confident..., durant cette campagne Nicolas Sarkozy aura usé de tous les registres vocaux pour se faire entendre de chaque français. A contrario, de meetings en émissions radio TV, la députée des Deux-Sèvres a conservé le même phrasé monocorde,  ponctué de rires gutturaux lorsqu'elle doit gérer des situations embarrassantes. Selon Roger Ailes, pape outre atlantique du média training, avec notre intonation, c'est l'intention qui passe. Ségolène Royal doit donc absolument témoigner d'une réelle variation prosodique si elle veut  toucher le plus grand nombre d'électeurs. Plus qu'un rdv avec le peuple, c'est un rdv avec elle-même qui attend la candidate.
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Accents de vérité

4 Mars 2007 , Rédigé par DMT Publié dans #Questions de cours

Les passages récents de Nicolas Sarkozy au Grand Journal et de François Bayrou dans Envoyé Spécial, nous ont donné à voir deux visages bien différents de ce qu'on peut appeler la  "sincérité en télévision". Annoncé gagnant dans tous les sondages au 1er tour des présidentielles, le ministre de l'Intérieur  était mercredi chez Michel Denisot un peu comme chez lui. Il faut dire qu'hormis quelques chroniqueurs poil à gratter, l'émission tenait plus d'un publi-reportage politique à la Michel Drucker   que d'une véritable mise sur le grill. Le portrait qu'a consacré France 2 au président de l'UDF a l'avantage d'avoir été réalisé en situations. Durant plusieurs semaines François Bayrou s'est laissé filmer et interroger, notamment chez lui dans le Béarn. Deux façons différentes de s'adresser aux français avec, à chaque fois, le souci de témoigner d'un authentique accent de vérité. Qui l'était vraiment le plus ? Nicolas Sarkozy choisissant d'évoquer le film  «Sam, i am Sam», l'histoire d'un père qui lutte pour conserver le droit d'élever seul son enfant trisomique, avec Sean Penn et Michele Pfeifer ? Ou François Bayrou revenant sur son bégaiement de jeunesse qu'il réussit à surmonter grâce à un professeur de théâtre.  "Ce qui touche le coeur marque la raison" écrivait Voltaire. Il semble que les deux candidats de droite l'aient bien compris. Reste à savoir ce qui, dans le secret de l'isoloir, reviendra en mémoire aux électeurs qui hésiteront entre leurs deux bulletins de vote. Est-ce le ton décidé mais parfois haché de François Bayrou, reliquat d'un handicap aujourd'hui dépassé, ou l'émotion de Nicolas Sarkozy avouant, tête baissée, que l'enfance ne l'a pas rendu heureux, car il ne s’y sentait pas libre ?

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