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Des Mots qui Touchent

Articles récents

Petite phrase mode d'emploi

18 Janvier 2008 , Rédigé par DMT Publié dans #Questions de cours

Jeudi dernier, une étudiante en 2ième année de Master C3M au CELSA, me demandait qu'elle est la différence entre une petite phrase et une formule. Cette "très bonne question", me conduit à prolonger ici ma réponse donnée en cours. Pour différencier une petite phrase d'une formule, j'avais indiqué que la première est dédiée à une situation donnée. Voir le "Responsable mais pas coupable" de Georgina Dufoix sur 7/7 à propos de l'affaire du sang contaminé.  Ou encore le "La France ne peut accueillir toute la misère du monde..." de Michel Rocard.  Deux cas où la petite phrase est le fruit d'un raccourci effectué par les journalistes, avant de se propager à la vitesse de la lumière dans les médias. En théorie, pourtant, une petite phrase bien pensée en amont ne se déforme pas, se retient facilement et reste attachée à son contexte. En 1986, je me souviens avoir été interrogé par une équipe du Jour du Seigneur  à l'occasion de la Journée Chrétienne de la Communication. J'étais à l'époque salarié du diocèse de Montpellier. Mon contrat en alternance prévoyait une formation sur deux ans, à suivre au CFPJ. Je m'entends encore répondre devant la caméra, "j'ai été embauché comme chrétien, j'en ressortirai comme journaliste". Bien entendu, cette "petite phrase" volontaire fut retenue au montage.  Au lendemain de sa diffusion le Père Christian D, mon patron, me demanda de m'expliquer sur sa signification ! Cela me permis de lui préciser quelle était ma véritable "vocation"... Une formule, à l'inverse, est plus intemporelle.  Moins liée au fond, elle tient du slogan. Ce qui explique son côté passe partout.  Ainsi, un représentant d'Air France qui répondrait lors d'une interview "Nous voulons faire du ciel le plus bel endroit de la terre" ne ferait que décliner une baseline bien connue dans son entreprise. Mais alors, que penser du "Il faut laisser du temps au temps" de François Mitterrand ? Et bien que c'est d'abord une formule que l'on doit à Cervantès ("Dar tiempo al tiempo"). Comme quoi, une bonne petite phrase se reconnaît  à son caractère inédit et inscrit dans une actualité précise. Une bonne formule étant plus intemporelle. A moins qu'il ne s'agisse de travailler plus ses argumentaires, pour qu'ils se retiennent plus...

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La réussite, pourquoi pas vous ?

11 Novembre 2007 , Rédigé par DMT Publié dans #Trucs et astuces



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Sur Direct 8, l'émission de Théo Phan était consacrée ce samedi 10 novembre à tous ceux qui rêvent de faire une carrière à la radio. Sollicité par le producteur Olivier Tran, j'ai pu échanger en direct sur le plateau avec plusieurs professionnels venus témoigner de leur parcours. Et je ne cache pas mon plaisir d'avoir découvert des interlocuteurs passionnés, tous animés par le même désir de partager un maximum d'émotions avec leurs auditeurs. "La réussite pourquoi pas vous ?", un magazine qui chaque semaine  donne envie de croire en la réussite et ne cesse de dire à chacun que... "tout est possible"! Pour visionner un extrait consacré au métier de média traineur, cliquez ici.


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La communication de crise à l'heure de l'I-média

12 Octobre 2007 , Rédigé par DMT

A chaque rencontre entre formateurs en communication de crise, nous en arrivons toujours au même constat alarmant : le rôle d'Internet, dans le travail des journalistes, est sous estimé par les entreprises. Lors d'un récent séminaire, j'ai invité les participants à lister les médias avec lesquels ils devraient  travailler en cas d'accident dans leur établissement. Leurs réponses m'ont laissé plus que songeur. Si en premier furent cités le quotidien régional et la station locale de France 3, Ies blogs et autres relais d'information du Net ne sont venus qu'en dernière position. Et encore, bien après l'AFP ou... le journal interne. Quel décalage avec la réalité. Déjà en 2006 lors des 1ières rencontres Média & Proximité, Daniel DELOIT, directeur général de l'ESJ, confiait que 100% des étudiants au concours commun d'entrée  CFJ, ESJ, IPJ  "Grandes Ecoles de Journalisme"  déclaraient avoir comme première source d'information Internet. Il faut dire qu'on n'a pas trouvé mieux pour, en toutes situations et en tous lieux, faire le tour d'un sujet en un minimum de temps. Quitte à ce que les informations publiées ne soient pas toujours vérifiées. Et je n'évoque pas ici les articles, photos ou vidéos mis en ligne par les non professionnels. Non, le danger aujourd'hui, c'est cette course à l'instantanéité de l'information, entretenue par les radios et télévisions en continue et relayée par la presse écrite. En fait, il ne se passe pas une semaine sans qu'un hebdomadaire ou un quotidien, guidés par la peur de perdre de précieuses recettes publicitaires, ne publie sur son site une information tellement brûlante, qu'elle ne saurait attendre la sortie de son édition papier. Reflet d'une presse en pleine mutation technologique, même les agences sont contaminées par ce virus de la néo-convergence.  Il faut dire que cette culture de "l'I-media" se nourrit, autant qu'elle les alimente, des nouvelles pratiques du public. Et les journaux en ligne de se multiplier, à l'image de Rue 89 , exemple réussi d'information partagée. "Mais vous pensez vraiment que si on parle de nous sur Internet cela aura autant d'impact qu'un reportage sur TF1 ?"  Cette question, si elle n'est pas dénuée d'une certaine logique arithmétique, montre en tous cas combien le DRH qui en est l'auteur ignore tout des conséquences de l'I-média. L'écho donné à un document diffusé sur la toile peut en effet s'avérer désastreux tant pour l'image d'une entreprise que pour la carrière de son dirigeant. Une loi à laquelle aucun secteur, aucune profession, pas même les journalistes n'échappent. Et chacun de se souvenir, lors de la dernière campagne présidentielle, de la déconvenue d'Alain DUHAMEL. Le célèbre éditorialiste d'RTL fut temporairement privé d'antenne, après que des propos qu'il avait tenus à titre privé lors d'une conférence à Sciences Po aient été diffusés sur la Toile.

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Radios, télévisions : la nouvelle règle du "Je"

27 Septembre 2007 , Rédigé par DMT

Peopolisation des médias oblige, hommes politiques, grands patrons, personnalités de la société civile ne sont plus uniquement interrogés sur ce qu'ils font, mais également sur ce qu'ils sont. Journaliste TV devenu coach média, j'accompagne mes clients au quotidien pour qu'ils maîtrisent cette nouvelle "règle du Je audiovisuel". De fait, dans ma pratique du media training les techniques de développement personnel ont depuis longtemps pris le pas sur l'usage des détournements dialectiques. Il faut dire que gavé de télé réalité, le téléspectateur est devenu un grand consom' mateur d'émotions. Et seuls ceux qui parlent au coeur comme à la raison, augmentent leurs chances de ne pas être zappés. Nicolas Sarkozy l'a bien compris. Lui qui s'évertue à séduire les journalistes pour mieux être le champion de l'opinon. Et Michel Onfray de donner ce conseil après l'avoir rencontré* "il ne faut pas trop approcher les politiques parce qu'on découvre leur humanité et on perd toute liberté de critique."  


* Médias, automne 2007, n° 14 

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Communic'acteur mais pas acteur

18 Septembre 2007 , Rédigé par DMT Publié dans #Questions de cours

Hier soir, Frédéric Taddéi nous proposait un magazine de rentrée jubilatoire. Pour ouvrir la deuxième saison de "Ce soir ou jamais", étaient entre autre présents sur le plateau Régis Debray, Dominique de Villepin,  Michel Winock, François-Bernard Huyghe..., avec pour thème "Qu'est-ce qu'un chef ?"  A ce propos, si chacun était venu parler de sa dernière publication, tous furent conduits à un moment donné de l'émission à évoquer de près ou de loin l'actuel chef de l'Etat. Qu'il s'agisse de réfléchir à l'image que doit véhiculer un président de la République ou de déplorer la peopolisation de la classe politique, le nom de Nicolas Sarkosy finissait toujours par être sur toutes les lèvres.  Reste que le principal intérêt de ce magazine pour le média traineur que je suis était ailleurs. Voir ces deux bêtes de scène que sont Régis Debray et Dominique de Villepin  parler avec passion tout en gardant raison, voilà qui fut source de précieux enseignements. Et leur prestation de me conforter dans l'idée que le concept de communic'acteur  n'est pas un vain mot. Développé lors de mes interventions au CELSA, ce néologisme synthétise toutes les qualités qu'un homme (ou une femme) se doit d'avoir pour captiver le public et faire passer son message : naturel, crédibilité, adresse au téléspectateur, force de conviction. Des atouts, spontanés chez les uns, mais qui peuvent également s'acquérir dans le cadre de séances de médiatraining. Or, l'ex conseiller de François Mitterrand, tout comme le dernier premier ministre de Jacques Chirac, sont depuis longtemps passés maîtres dans l'usage des outils dialectiques. J'en veux pour preuve leurs propos imagés et l'usage éclairé (et éclairant) qu'ils font de l'anecdote. Quoi que... En y regardant de plus près, celle rapportée par Dominique de Villepin à propos de la visite de Marlon Brando à l'Elysée est assez révélatrice. Regretter que l'interprète du Parrain soit au yeux d'un huissier, plus important que tous les leaders politiques reçus jusque là, en dit long sur l'illusion narcissique de ceux qui nous gouvernent. Passer chaque soir au JT ne fait pas d'un élu une star. Un communic'acteur ne sera jamais un acteur. Même s'il "fait son cinéma" à la télévision. Tout juste arrive t'il parfois à se mettre en scène. Don Corleone lui, est un personnage imaginaire. Croiser celui qui l'a incarné à l'écran "pour de vrai" c'est prolonger le rêve et, l'espace d'un instant, confondre la réalité avec la fiction. Soit tout le contraire de la politique.
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Télévision : incontournable I-maginaire

24 Août 2007 , Rédigé par DMT Publié dans #Trucs et astuces

C'est le privilège d'être intervenant au CELSA. La lecture d'un mémoire d'étudiant  avant sa soutenance à l'oral, recèle parfois de véritables pépites. Et aujourd'hui c'est jour de chance. Grâce aux travaux de Dylan Calvès, inscrit en Master 1 de Communication des Médias et Médiatisation, je découvre que Serge Daney est l'auteur de cette phrase magique : "Ce n'est pas le monde qui se convertit en images, c'est l'imaginaire qui se convertit en monde". Rien ne saurait mieux conforter ma conception  de l'I-maginaire en télévision. C'est en effet cette notion d'imaginaire collectif, induit par l'omniprésence du petit écran et d''Internet dans notre vie, qui m'a conduit à choisir le nom de La Boîte aux images pour mes activités de média traineur.  Selon Dylan Calvès, qui travaille sur la Télégénie du cadavre, si regarder la télévision c'est donner du sens à des images qui surprennent notre imaginaire, c'est surtout voir des images et non ce dont elles parlent. Soit. Mais en média training ce sont les images qui ont la parole. Ce sont elles qui font trace. Se faire entendre du plus grand nombre demande de parler avec les mêmes mots, de faire référence au même monde que ceux à qui l'on s'adresse. Quitte, pour celui qui veut convaincre en utilisant le parler imagé, à adopter la stratégie de Saint François-Xavier évangélisant les Indes ; entrer par leur fenêtre pour mieux les faire ressortir par sa propre porte...
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Donner à voir

19 Août 2007 , Rédigé par DMT Publié dans #Trucs et astuces

Si, comme Victor Hugo, vous pensez que  "la forme c'est le fond qui remonte" ou bien encore que "des exemples concrets valent mieux que de longues explications", alors vous avez tout compris au média training. Né aux USA à la fin des années 60, ce type d'entraînement à l'interview permet tout à la fois d'optimiser ses messages, d'anticiper la contradiction et de travailler son image. Un savoir faire particulièrement apprécié des entreprises où le souci de convaincre est une priorité quotidienne. En 15 ans de pratique, j'ai dû ainsi apprendre à des dizaines de DRH, DAF ou DG à s'exprimer autrement que comme des gestionnaires froids et techniques. Une préparation bien utile pour tous ceux qui sont appelés à intervenir dans les médias. La vieille règle journalistique  "écrire, c'est d'écrire" s'y applique en effet partout. Qu'il s'agisse de 10 secondes au JT, de deux lignes dans un journal ou d'un podcast sur la Toile, l'important est de montrer avant de démontrer. Ainsi, sur la question du stress au travail, j'ai conseillé  il y a peu à l'un de mes clients de revoir sa copie. "L'attention permanente que porte l'entreprise aux indicateurs d'amélioration des conditions de travail des salariés" est une phrase qui ne parle à personne. Dire par contre : "Depuis trois ans l'entreprise favorise  la garde à domicile des enfants en bas âge", est bien plus concret.  Raconter ce qui est fait pour faciliter au quotidien la vie du personnel, voilà ce qui touche l'opinion. L'objectif, lors d'une prise de parole médiatique, n'est pas de convaincre, de se justifier ou même de rassurer, mais bien de donner à voir.
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Stage "Nouveaux Talents" : mille mercis à tous

11 Juillet 2007 , Rédigé par DMT Publié dans #Trucs et astuces


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Du 11 au 16 juin, j'ai eu le plaisir, aux côtés de Catherine MALAVAL, Grégoire OLIVEREAU et Philippe RISOLI, de diriger le stage "Nouvaux Talents", destiné à un public de chroniqueurs et animateurs télé. A l'heure où je referme administrativement ce stage, je voudrais dire à Xavier, Virginie, Sébastien, Jean-Paul et à tous les autres  participants de ce stage combien ce fut un bonheur de les accompagner. Durant 6 jours ils auront été 9 passionnés de télévision à apprendre ou à revisiter avec ACTA les différents aspects du travail d’animateur TV. Qu’il soit personnel : corps, voix, attitudes…, ou technique : lancement de sujets, interviews d’invités, chroniques… Merci vraiment à Catherine MALAVAL, productrice mythique de « Nulle Part Ailleurs » de nous avoir apporté avec beaucoup de passion, tout son savoir faire. L'émission TV  enregistrée jeudi 14 sur le plateau du Palais Image/Palais des congrès de Paris restera un excellent souvenir pour tous. Merci aussi (voilà que je parle comme Drucker...) à Grégoire OLIVEREAU, d'Eden Production, pour son éclairage sur les attentes des producteurs. Avec près de 40 animateurs ou chroniqueurs qu'il aura  contribué à mettre à l'antenne, il est l'un des chasseurs de talents les plus écoutés de la profession. Enfin, comment ne pas saluer la générosité de Philippe RISOLI venu, en ami, animer une véritable master classe pour animateurs, samedi 16 juin jour de l'évaluation de la promo.Le déjeuner qui suivit avec lui fut un véritable bonheur. Je n'oublie pas de saluer Ghyslaine PIERRAT, conseillère en communication, dont le regard sans concession sur les prestations de chacun permis de rappeler que la réussite c'est un peu de talent et beaucoup de travail.

Voir la première interview de Virginie BAUCOMONT (CB New) en tant que journaliste TV.

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Une photo qui fait parler...

17 Juin 2007 , Rédigé par DMT

C'est bien connu, qui dit élection d'un nouveau président de la république, dit nouveau portrait officiel du chef de l'Etat.  Le moins qu'on puisse dire, c'est que celui de Nicolas Sarkozy ne laisse pas indifférent. Et la blogosphère de bruisser de divers commentaires consacrés à deux drapeaux trops grands, à une couleur de cheveux qui vire au roux, à un blason de livre qui donne au vainqueur du 2ième tour, une oreille à la Bayrou... 

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Il est vrai que l'image est riche en enseignements. Par exemple, sur un thème aussi sarkosien que celui de "la rupture", le nouveau président ne se démarque guère des précédents hôtes de l'Elysée sous la 5 ième république. S'il rompt avec la photo d'un Jacques Chirac posant en plein air (ma préférée pour le côté nature et convivial), il renoue avec le cliché du président de plein exercice (Charles de Gaulle puis Georges Pompidou), photographié de pied dans la bibliothèque Elyséenne. L'homme de pouvoir gagnerait il à apparaître en homme de savoir ? A noter que tous deux  prennent un très léger appui de la main sur la table. Ce qui n'est pas vraiment (selon les critères du média coaching) un signe d'autorité naturelle, mais plutôt une amusante illustration du mimétisme transgénérationnel en politique. Seul François Mitterrand est photographié en lecteur, un vélin de Montaigne à la main.  Ce sera bien un des rares livres qui aura été ouvert dans cette pièce. Car à en juger par les photographies ci-dessous  (diffusées  sur ouinon.net),  les rayonnages ne semblent guère avoir été bousculés au fil des présidences.
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Car c'est bien le même même ouvrage au blason doré, (situé à la droite de l'oreille de Nicolas Sarkozy sur son portrait officiel), que nous retrouvons sur ces deux documents. Rangé exactement au même endroit. De quoi confirmer la rumeur selon laquelle le photographe Philippe Warrin aurait eu un minimun de temps pour s'exécuter (seulement 20 minutes selon ses
dires) et surtout, se serait retrouvé sans la présence d'aucun conseiller élyséen pour veiller au grain. Pourtant, tout chargé de communication sait que chaque détail compte lors d'un reportage photo ou télé et qu'il peut laisser une trace durable dans l'esprit du public. Et lorsque le mal est fait, il est aujourd'hui pratiquement impossible pour un dirigeant de faire procéder à des retouches photographiques sans que la toile ne s'en fasse quasi instantanément l'écho. Reste qu'une image en fait oublier une autre. Fort de ce principe, Nicolas Sarkozy donne  l'impression de vouloir effacer un portait officiel jaunie avant l'heure pour cause de bronzage trop voyant (au lendemain d'un WE à Brégançon) par une hyper exposition médiatique. Hélas pour lui, tous ses efforts ne pourront empêcher que nous en retrouvions la reproduction dans 5 ans, tronant au dessus des isoloirs de chaque mairie où nous nous rendrons pour voter... Au fait, pour tous ceux qui ne croient pas au transgénérationnel en politique, mais qui se demandent à qui peut bien leur rappeler Nicolas Sarkozy posant debout, le bras gauche le long du corps et la main légèrement crispée, cliquez ici.

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Sarko - Ségo : Des hauts et débat...

3 Mai 2007 , Rédigé par DMT

"Daniel, en tant que spécialiste, que penses-tu du débat d'hier soir ?" Dès mon arrivée à IMFA ce matin, la question n'a cessé de m'être posée. A chaque fois c'est le citoyen plus que le media traineur qui a répondu. En terme de niveau, j’ai trouvé la prestation des deux compétiteurs sans grande hauteur de vue. Aucun ne m’a  vraiment fait vibrer. Pour parodier Laurent Joffrin à propos du discours de politique générale de dominique de Villeppin , je m'attendais à un certain souffle et j'ai trouvé deux brasseurs de vent. Tous les deux ont surtout joué des vieilles ficelles enseignées en média training : défocalisation (passer du critère technique au critère affectif avec, pour elle, l'exemple du papa chômeur qui part le matin en laissant croire à ses enfants qu’il travaille toujours. Pour lui, celui de l'homme de 63 ans atteint de la maladie d’Alzheimer et dont la vie bascule), argument d'autorité (notation du projet économique du PS par l'institut Rexecode pour lui, notation du volet environnemental du programme UMP par le collectif d'associations indépendantes pour elle), effet de liste, etc. Certes, chacun a gagné sur lui-même. Nicolas Sarkozy, parce qu’il a réussit à conserver son ton calme et rassurant d’arracheur de dent tout au long du débat. De plus, il a réussit à se maîtriser corporellement et verbalement, ce qui lui donne un net avantage dans ce duel télévisé. Pondéré tout de même par les piques, aux limites parfois du coup bas, dont il ponctua ses réponses. Ségolène Royal, quand à elle, s’est montrée pugnace même dans des moments où elle était approximative dans ses explications. Son démarrage fut néanmoins laborieux. Le nez dans ses notes pour citer les statistiques d’Emmaüs, elle me faisait penser à ces élèves appliqués que j'ai pu observer lorsqu'ils passent leur grand oral. Et sa posture agressive de mauvais alois. Car en télévision, celle-ci se retourne toujours contre celui (ou celle) qui en use. En somme, un grand numéro de communic’acteurs de la part des deux candidats où certains auto contacts sur le visage et sorties de langue donnaient, pour qui sait les décrypter,  de précieux renseignements sur la sincérité de leurs propos. Malgré tout, le débat relevait plus de l'accession à la tête d’une principauté qu’à la présidence d’une grande puissance mondiale. Il faut dire qu’en France, le Président de la République est aussi co-prince d'Andorre... 

 

 

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